Les Grimaldines Festival Grimaud 45Les Grimaldines Festival Grimaud 45
©Cyril Carpentier

L'histoire du festival

Plongez dans l’histoire et les meilleures anecdotes du festival des Grimaldines, là où le vieux village de Grimaud se transforme chaque été en scène à ciel ouvert .

Depuis 2003, sous le regard bienveillant de son château perché au‑dessus du Golfe de Saint‑Tropez, ce festival unique mêle musiques du monde, arts de rue et éclats de rire en cascade. C’est un peu comme si vos playlists préférées avaient décidé de faire la fête avec des acrobates, des chanteurs globetrotteurs et des spectateurs qui dansent à s’en faire tourner la tête…

Chaque ruelle devient un tapis rouge pour les performances inattendues, et chaque mardi soir est une promesse d’émotions, de rencontres et de souvenirs inoubliables.

Aux Grimaldines, on ne compte pas les heures, on compte les sourires et les étoiles dans les yeux !

Naissance du festival

L’histoire commence à des centaines de kilomètres de Grimaud, dans « l’autre sud » à Perpignan, lorsque l’ancienne directrice générale des services de la Mairie de Grimaud, Mme Ortolan, se rend dans les Pyrénées-Orientales et y découvre le festival de rues qui s’y déroule chaque jeudi.
Enchantée par cette fusion entre arts et rues, elle en parle à son retour à l’ancien maire, M. Dominique Laffra (1995 – 2003), son premier adjoint et adjoint au tourisme, M. Alain Benedetto – actuel maire de Grimaud (depuis 2003) – et M. Christophe Gerbino, membre de la commission tourisme puis adjoint au tourisme (1995 – 2014).

Direction artistique

Charmés par l’idée, ils débusquent et contactent l’organisateur pour lui proposer d’étendre sa magie jusqu’à Grimaud, dans le Var. C’est ainsi que Yann Causse devint directeur artistique du festival des Grimaldines pendant 17 éditions.

Il se positionne en tant que vrai métronome artistique : imaginer les troupes de rues faire le spectacle dans le cadre médiéval atypique de Grimaud. Ruelles, porches, pentes, pavés : le festival relève le défi les mardis d’été pour proposer un événement qui n’a son nul autre pareil dans le Golfe de Saint-Tropez.
À cela s’ajoute une programmation de concerts léchée et tournée vers les musiques du monde dans l’enceinte du château de Grimaud : lieu idéal pour s’évader en musique pendant quelques heures.

Dès 2015, Yann Causse passe doucement la main à l’Office de tourisme de Grimaud qui organise, désormais, la totalité de ce festival.
C’est en 2019 qu’il tire sa révérence pour s’offrir des vacances bien méritées.
Yann Causse nous a laissé le souvenir d’une programmation éclectique et inoubliable, comme ses chemises et ses petits pas de danse.

Quid du nom et des mardis ?

Et le nom du festival, d’où vient-il ? Nous n’avons pas de grande légende à vous révéler ! C’est un mélange entre « Grimaud » et une terminaison ayant le sens de la fête.

Enfin, pourquoi le choix des mardis ? L’idée était de proposer une animation en semaine, sans concurrence directe avec d’autres événements majeurs dans le Golfe de Saint-Tropez. Après une réunion avec l’ensemble des communes du territoire, le mardi s’est imposé comme le jour idéal et est aujourd’hui indélogeable de l’agenda estival grimaudois.

Un festival, mille voyages

C’est donc en 2020 que l’Office de tourisme de Grimaud récupère 100 % de l’organisation du festival : du programme des rues à celui des concerts au château, de la coordination des transports à celle des hébergements, de la logistique de l’installation de la scène et de la régie…
Une édition malheureusement suspendue cette année-là, mais qui a fait son retour dès 2021 pour reprendre ces moments de partage comme s’ils ne s’étaient jamais arrêtés.

Aujourd’hui, le festival n’a rien perdu de sa superbe et ancre bien son identité autour des musiques du monde. La qualité et la variété des spectacles de rues sont comme au premier jour : petits et grands enfants se confondent devant les troupes ou autour des jeux en bois.

La programmation au château a, quant à elle, évolué au fil des années pour pouvoir proposer des soirées « têtes d’affiche ».
Que les artistes bénéficient d’une notoriété internationale ou nationale, leur présence sur scène est exclusive et réserve toujours ce sentiment de « voyage au bout du monde » grâce à l’énergie qu’ils déploient sur scène et leurs mélodies s’inscrivant dans la lignée des musiques du monde.

Le festival des Grimaldines a fêté ses 20 ans en 2023, son 100e concert en 2025… Et pourtant, il semble que ce ne soit que le début de l’aventure !

Prêts à continuer d’en écrire l’histoire avec nous ?

Les anecdotes

Que serait un festival sans son lot d’anecdotes au fil des éditions ?

Instants marquants en coulisses, rencontres magiques, petits ratés devenus grands souvenirs…

Parce que le temps file, mais que les bons moments restent, replongez dans les meilleures anecdotes de ces 20 dernières années.

Un voyage léger et drôle dans la mémoire du festival, pour se rappeler que derrière chaque soirée d’été, il y a toujours une histoire à raconter… et souvent une bonne raison d’en rire encore aujourd’hui !

12003 à nos jours
  • Souvenirs multiples au « camp de base » : la salle Beausoleil est le point de rassemblement de toutes les équipes et artistes depuis 2003.

    Cantine, réunions, répétitions, dortoirs… Nombreuses rencontres, nombreux échanges autour d’un bœuf improvisé ou d’un verre.

    Murray Head, Kimberose, China Moses, Alain Chamfort, Michel Fugain… Ils sont nombreux à avoir passé la porte du QG des Grimaldines.

22003
  • Lors de la première édition des Grimaldines et dans un château comble, une panne d’électricité intervient pendant la représentation des Tambours du Burundi. S’en suivra un concert acoustique dans le noir pendant 15 minutes.

    Le public ne s’est jamais arrêté de danser et a ovationné le groupe lorsque la lumière est revenue.

32009
  • C’est le plus gros remplissage de l’histoire du festival. Johnny Clegg, le « Zoulou blanc », a réuni plus de 1000 personnes lors de ce moment incroyable.

    Aujourd’hui, les règles de sécurité ont évolué et ne permettent malheureusement plus d’accueillir autant de personnes dans le château.

42009
  • En 2009 de nouveau, le London Gospel Choir a offert un second concert privé pour le staff de Beausoleil qui ne pouvait pas assister à leur représentation.

    Un moment d’une proximité rare, apprécié par l’équipe.

52011
  • Avant le concert de Kid Creole and the Coconuts, alors que Christophe Gerbino faisait un discours de remerciements à Charles Régal, membre de l’organisation qui nous faisait ses au revoir, Roberto, le régisseur lumière, a plongé le château dans le noir après un appui malencontreux de la fesse sur le bouton d’arrêt d’urgence.

62014
  • Le concert de Gregory Porter est à deux doigts d’être annulé ! Le chanteur souffrait d’une rage de dents le jour de sa représentation.

    Heureusement, celle-ci a pu être traitée et Gregory Porter nous a régalés de tout son talent !

72015
  • Un fort vent chaud déambule dans les rues et au château. C’est alors que la contrebasse du musicien Emmanuel Chabbey, du groupe Paris Combo mené par la regrettée Belle du Berry, tombe et se casse. Stupeur à quelques instants de commencer le concert !

    Par chance, ce soir-là, un des musiciens d’une troupe de rues jouait aussi de la contrebasse. Sans réfléchir, il a prêté son instrument et le concert a pu se dérouler sans encombre.

    Parce que c’est ça aussi les coulisses !

82022
  • Anggun joue de malchance ! Elle oublie sa valise en venant à Grimaud et tache sa robe pendant son dîner juste avant le concert.

    Résultat, elle pique la chemise de son mari pour en faire une robe et assurer le show !

92023
  • Le festival a connu sa seule et unique annulation de concert. Nous devions accueillir Cœur de Pirate, qui s’est retrouvée aphone la veille de sa venue.

10+ de 45 000 spectateurs
  • Et oui… Déjà plus de 45 000 spectateurs se sont pressés dans le château de Grimaud pour assister aux concerts d’artistes venant de 39 pays différents (Cuba, Brésil, Sénégal, France, États-Unis, Nigéria, Colombie, Mali, Angleterre, Espagne, Jamaïque, Italie, Afrique du Sud…).

11Des moments en or
  • Chacune des prestations sur la scène des Grimaldines a été d’une rare qualité ; certaines dates se discutent encore entre les aficionados du festival !

    On se souviendra de Johnny Clegg (2009) ou Murray Head (2013), Gregory Porter (2014) et de leur gentillesse, des performances marquantes et envoûtantes de Catherine Ringer avec Plaza Francia (2015), Faada Freddy (2016), Fatoumata Diawara (2021) ou de J.P. Bimeni (2024).

    Lucky Peterson (2017), Lucia de Carvalho (2023) ou Fabian Ordoñez (2024) qui ont joué et chanté dans le public pour des instants de partage inoubliables.

    Que dire des moments de liesse avec Yuri Buenaventura (2009 & 2025), Kid Creole and the Coconuts (2011), Charlie Winston (2016), Imany (2018), Santrofi (2022), Earth Wind & Fire Experience (2023), Keziah Jones (2024) ou Youssou Ndour & le Super Étoile de Dakar (2025) …

    La liste est longue et les souvenirs considérables !

L’aventure continue

Ainsi, depuis l’été 2003, il s’en est passé des choses au château et dans les ruelles. De rythmes métissés en chansons pimentées, de chorégraphies endiablées en hits certifiés, les artistes sont venus des quatre coins de la planète pour faire danser, rêver, sourire, voyager un public qui est passé, comme par enchantement, des côtes africaines au centre de Manhattan, des paysages oniriques de l’Afrique du Sud aux quartiers brûlants de La Havane ou Buenos Aires.

Aux Grimaldines, on explore un univers pluriel où les frontières n’ont plus droit de cité.

Alors, chaque été, c’est désormais devenu une tradition : résident ou estivant, mélomane aguerri ou simple béotien, musicien ou technicien, chacun a le cœur Grimaldines.